Ma Piaule

Des chroniques et du buzz en vrac vu et sélectionné depuis ma piaule. Catégorie journal intime parce que les gens sont indiscrets.

15 avril 2008

Ethologie de la drague

Bibi, seul et vraiment envie de rencontrer une fille.

Un jour dans le train, il y en avait une, vraiment mignonne. Je la regardais à la dérobade, n’osant pas croiser son regard que j’espérais se détournait du paysage pour moi, béat et la mâchoire pendante. 5 stations que je la matais. A la 6ème un beau black se lève, lui fait un petit sourire, elle lui adresse le même, et prend son petit bout de papier griffonné d’une adresse mail et d’un petit compliment facile. L’enculé.

Looser. Je suis une buse, décidée à ne pas le rester, aussi, filles s’interrogeant sur la psychologie d’un dragueur en devenir, ou garçon ayant besoin d’être rassuré ou préférant vivre les échecs par procuration, mon histoire peut t’intéresser.

Comment devenir cet enculé ? Envié, haï, dont le numéro se refile pour un plan Q ou lui casser la gueule, romantique aux enivrants transports ou baiseur enfilant les meufs tel du lard sur une brochette, don Juan ou Casanova, Moi tout simplement ?

En me prenant pas mal de râteaux. Une cabane de jardinier. Tout un rayon de chez Truffaut. Mais ça je l’ai senti tout de suite. Pas con Bibi, quand même.

Où sont les femmes bordels ? Partout. Les trouver !

Ô Dieu du sexe ! Comment les séduire ?

Je me suis tapé toute la littérature et les films sur le sujet et fait tapé, aussi...

Ma vérité ? On apprend plus d’une bonne vieille baffe que de 15 heures de film affalé sur un canapé hors d’âge avec toute la bonne volonté du monde, la bière et la quéquette à la main.

Don Juan («je me sens un coeur à aimer toute la terre») Casanova («Rien de tout ce qui existe n’a jamais exercé sur moi un si fort pouvoir qu’une belle figure de femme « ), Rocco Sifredi (« tu la sens ma grosse bite ? Tiens mange » – Icha ! Icha ! Icha ! Han ! Han ! Han !…).

Hitch aussi. Vous vous souvenez de ce coach en drague ? Grand, beau, la chemise  ouverte sur un torse musclé, le sourire facile et toujours une réponse à tout, coooool ?

 

#1 Kevin le serial Fucker.

Moi aussi je me suis dis, Fuck j’y aille. Une ceinture Hermès à 30 euros sur Ebay (v’la l’affaire…) la chemise ouverte sur un tee shirt, veste de chez Brice, cheveux gominés, let’s get the biatch !

Et pour commencer, The Pub, l’Irish Foutain. Une salle rectangulaire spacieuse et virile où l’on entre dans le sens de la largeur avec le bar sur le côté.

J’entre seul, comme un killer. A peine entré, salopes spotted à 15 h. Et en effet, à la faveur d’une contorsion dorsale, une petite tâche sombre apparaît dans le bas des reins de ma cible, ceux que je vais défoncer tout à l’heure, car, comme le dit le dragueur, (serial noceur 52ème minute) : « fille tatouée, tu la mets dans le mille à tous les coups ».

- « Hey Bob ! Comme d’habitude ! »

- « Vous prenez quoi d’habitude ? »

Et meeeeeerde.

Putain il est con ou quoi !!!

Eh oui, la gente masculine n’apprécie guère les mecs de mon espèce. Soit on a sa petite empreinte de cul sur le tabouret d’où on écluse sans fins tous les soirs, soit on se fait balancer des cacahuètes.

Qu’à cela ne tienne, la semaine suivante je reviens, profile bas, et me siffle un bon petit pichet de leffe triple avec un pote. J’en demande un deuxième qu’on entame ensemble avant de se séparer devant le pub, d’où j’entame un smirting visuel avec deux bonnasses à côté de moi. On discute deux minutes, rentrons, et je les rejoins avec mon pichet sous prétexte de continuer mon amorce. Moment... délicat. Elles me font signe de m’asseoir. Prochaine clope il fait froid je réchauffe de la main le dos de ma cible, qui se laisse faire me sourit et que j’embrasse sur la joue… Bibi phoque.

 

La morale de l’histoire.

Il n’y a pas de morale dasn le monde sans pitié de la dragouille, juste des ingrédients.

Il vous faut :

Une apparence de Kevin : taille moyenne, suffisamment épais (ni maigre ni gros mais signifiant « je prend soin de mon côôôôrps… »), une tenue cooool (chacun jugera). Et le gel viveldop, évidemment.

50 euros : 15 par pichet mais prévoir large, c’est le sésame.

Des clopes : en fonction de votre consommation.

Une chaînette dorée avec la corne de l’Afrique,

la Réunion

ou un fer à cheval (vraiment réfléchir avant de se lancer…)

De la pétasse tatouée de préférence (on rentre plus rarement broucouille)

Un endroit sympa (les cibles connaissent les pubs pour leur forte concentration de mâle au mètre carré).

De l’audace ! De l’audace ! De l’audace ! Et des couilles a bord de l’explosion.

 

Devinette : Une insanité se trouve cachée dans le texte.

Posté par qsqsqs à 22:19 - Les questions que je me pose dans ma piaule - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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